Départ du club jeudi de l'ascension à 16 h 30 pour Luc, Patrick et Yves arrivé tout juste de Mantes la jolie. Arrivée à Port Haliguen où nous dînons et dormons dans l'appartement de Claude à 100 m de notre lieu d'embarquement.
Vendredi : PM 6 h 29 coeff 102 BM 12 h 36 PM 18 h 45 coeff 97 vent d'Ouest 2 à 3 Bft
A 7 h 15 nous sommes sur la cale de l 'école de voile de Port Haliguen. Nous chargeons les kayaks et à 7h40, premier coup de pagaie.
A 8 h 09 nous doublons la pointe du Conguel pour nous engager dans la traversé jusqu'à Belle île. Les 14,5 km jusqu'à Sauzon sont expédiés en 2 h. La mer est calme et nous sommes poussés par un fort courant. A l'entrée du port de Sauzon nous sommes surpris par un fort courant qui drosse sur les cailloux.
Nous débarquons cale Saint Nicolas sous l'église. Là, nous nous rendons chez les Gallen où nous offrons nos condoléances à Erwan, qui nous raconte très ému, les circonstances du décès de son papa, lundi à la sortie du port de Sauzon. Nous le laissons, avec sa famille préparer les obsèques et redescendons sur le port.
Après un pique nique copieux sur la cale et un dur portage : nos kayaks sont encore chargés à bloc et la mer s'est beaucoup retirée, nous repartons sur la côte nord de Belle île. Le temps est superbe, la mer calme et nous baguenaudons dans criques et grottes, ramassant quelques moules jusqu'au Palais. Le port, coiffé par la citadelle est superbe.
Nous continuons à longer la côte pour trouver un petit coin de bivouac sous Kerdonis.
Samedi : PM 7h16 coeff 93 BM 13 h 24 PM 19 h 32 coeff 88 vent d'Ouest 3 forcissant 4 Bft
Après une bonne nuit nous repartons vers 10 h après un départ de plage dans les rouleaux plutôt sportif. Nous doublons la pointe de Kerdonis, poussés par le jusant et là nous trouvons une grosse houle avec des vagues de 2 à 3 m où nous faisons du yoyo.
A la pointe d'Arzic la houle se creuse et nous décidons de faire demi tour à la pointe de Kergolay. En effet, nous commençons à nous sentir petits devant la puissance des éléments.
Le retour vers port maria en demi surf dans les grosses vagues avec un puissant courant dans le nez et peu commode et nous sommes contents de pique niquer au soleil.
Yves s'intéresse de très près aux huîtres incrustées dans les cailloux. La météo annonçant une dégradation, nous décidons de passer sur Houat pour un retour plus facile.
Nous attendons le flot à 14 h pour affronter les 10 km qui nous séparent de l'île aux chevaux. La mer est hachée par un vent d'ouest F4 qui nous prend de travers. La houle rendant problématique l'arrêt sur l'île aux chevaux nous filons à Houat. Nous avons mis 2 h d'efforts pour faire les 12 km de traversée. Claude et Luc manquent de faire cueillir par une déferlante dans le chenal entre beg tost et beg greiz. Cela nous donne l'occasion de nous rappeler que le relâchement prématuré peut être fâcheux et qu'il est toujours bon d'avoir un œil dans le dos.
Repas copieux et bivouac dans une petite crique sous er beg.
Dimanche PM 7h16 coeff 82 BM 14 h 13 PM 20 h 21 coeff 76 vent de Nord Ouest 5 avec pointes à 6 Bft La nuit est très ventée et nous avons des doutes sur le retour. Nous embarquons à 9 h 50 dans une mer agitée, direction le port de Houat. Nous mettrons 45 mn à faire les 2 km qui nous en séparent.
Cela nous dissuade de tenter la traversée pour Quiberon. Il ne reste plus qu'à passer le temps pour attendre le bateau de 19 h qui nous ramènera sans nos kayaks à Quiberon.
Heureusement, Jacqueline nous attend au port. Elle nous a préparé un repas roboratif avant que nous ne reprenions la route Il nous restera à retourner lundi récupérer nos kayaks ramenés le matin par le bateau habilité à récupérer les marchandises.
Au final, du beau kayak comme on l'aime à TEV mais aussi une sortie riche en enseignements :
- Belle île est une île très ouverte qui reçoit de la houle de tous les côtés. Les courants y sont puissants et surprenants. L'accès à la côte sauvage ne peut se faire qu'après une longue période de calme.
- Lorsque la météo est incertaine il est judicieux de se munir des horaires de bateau et notamment de ceux susceptibles de ramener pagayeurs et kayaks en même temps.
- Les spots de bivouac en vives eaux peuvent devenir riquiquis surtout quand le niveau de la mer monte alors que les coefficients de marée baissent
- Nous avons très envie d'y retourner.
Patrick