Direction dès 8h30 le samedi vers Cancale. Plus exactement vers le camping municipal de Cancale ou nous décidons de planter notre base avant de mettre les bateaux à l'eau.
Déjeuner vers midi sur les bords du Havre de Rothéneuf ou la marée commence à remonter vers 11h30. Temps d'été idéal. Pas trop de portage donc et nous sortons du Havre mais seulement après avoir profité des quelques belles petites vagues à surf qui amène la marée. Nous avons la marée contre nous mais le cœfficient n'est que de 54. Nous allons vers l'Ouest et après le passage de la pointe de la Varde nous décidons de faire une sorte de vaste bac qui nous portera au fort de la Conchée sans trop forcer.
Accostage quasi impossible, et après quelques ronds autour de ce fort nous piquons vers la plage du Pont. Cette fois la marée nous porte et nous débarquons rapidement pour prendre le goûter au milieu des Juilletistes encore tout blanc.
Retour tranquille vers le Havre. Le soir dîner dans une crêperie de Cancale connu de Daniel L. Lequel essaiera de nous entraîner vers un glacier du port, mais finalement sans succès.
En revanche je leur raconte l'histoire du gars qui fabrique des parfums, "un nez" quoi, il est question d'assiettes de restau, et de Josette qui est à la plonge. Mais bon, les filles avaient le dos tourné, et la décence m'interdit d'en dire plus ici.
Le lendemain, petit dèj chez un collègue de Daniel qui justement a un terrain avec vue imprenable sur la pointe du Grouin et qui jouxte le camping. On lève le camp, direction la plage de Rochebonne. Nous embarquons vers 10h30 avec pour objectif Cézembre par vent de force zéro, soleil voilé. La marée descendante est avec nous et nous faisons le tour de l'île. L'occasion de se rappeler que ce coté invisible de l'île est vraiment magnifique.
Débarquons en même temps qu'un groupe de kayakistes de St Nazaire venu pour quelques jours dans notre beau pays. Sous le soleil, nous étions en pleine coolitude avec nos doigts de pied dans le sable blond. Pas loin de nous une sorte de famille d'orangs outans s'installe, arrivée en canot à moteur. Le chef des orangs outans explique à un femelle qu'il y a un boudin au milieu du matelas pneumatique.
Nous, hilares, on voit bien qu'il n'est pas que sur le matelas le boudin ! Faut pas nous provoquer !!
Bon c'est pas le tout, mais on réembarque non sans que Claude nous fasse une démonstration de départ/déssalage,mais c'est la faute de cette sacrée plage en pente ! Nous passons près du Grand Jardin, et piquons vers le fort de je sais plus quel nom qu'il a. Remontée vers le grand Bé et nous dirigeons vers le fort national en longeant les remparts histoire de faire les crâneurs sous les vivats de la foule. Tranquille navigation le long des plages du Sillon.
Mais arrivé devant Rochebonne nous subodorons un petit problème à suivre. Le vent est de petite force 2 mais une petite houle suivie de rouleaux respectables va compliquer notre atterrissage sur la plage de Paramé. D'autant que les baigneurs envahissent le chenal.
Daniel L. atterri en premier sans encombres, près à toute éventualité.
Christian et Claude suivent également sans histoires. Reste les filles.
J'explique une dernière fois comment pratiquer le surf. Je vois Bénédicte se signer discrètement. Je donne le top départ pour Isabelle.
Le moment semble bien choisi car les vagues se sont calmées un peu. Mais inévitablement certaines la rattrapent et je ne vois plus que le haut de la tête. Je soupire en m'apprêtant à ramasser les débris sur la plage. Mais... mais.... ma parole j'y crois pas !
ELLE SURFE !!!!
Et elle arrive comme une reine sur la plage sous les applaudissements de la foule. Encouragée par ce coup de maître, Bénédicte s'élance à son tour, non sans que je lui arrache son chapelet au passage. Elle arrive également sans problème. On dirait que les leçons portent.
Reste plus que moi.
Je fais le malin en m'approchant de la zone ou les vagues cassent, rien que pour dire à un gamin qu'il est dangereux de nager dans un chenal. Il me demande ce que c'est qu'un chenal. Je soupire mais ne vois pas un méchante grosse vague.
J'ai rien eu le temps de faire monsieur le président, je le jure.
En une seconde je me retrouve dans une machine à laver géante, la tête à l'envers. Après avoir raté mon esquimautage, au troisième rouleau qui me passe dessus, mes poumons réclament que je sorte du bateau.
J'arrive donc sur la plage mon kayak sous le bras sous les rires de la foule pliée en deux. J'explique que j'en ai fait exprès, c'était pour leur montrer. Mais j'ai bien vu qu'ils me croyaient pas.
Enfin bon, mon premier dessalage en mer, de toute ma vie de kayakiste mer aura eu lieu sur la plage de Paramé, Ille et Vilaine.
Chienne de vie.
Excellent week-end, beau temps, belle nav tranquille, des bonnes galettes, du bon cidre, des vagues sur la fin.
Bon été à tous
Daniel Melscoët